PDF

Sixth National Report

submitted on: 24 déc. 2018   last updated: 10 juin 2019

Section I. Information on the targets being pursued at the national level

Canada

Objectif 1 du Canada. D’ici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones côtières et marines sont conservées par l’entremise de réseaux d’aires protégées, et d’autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies. (Part 1 - Terrestrial areas and inland water.)

Les espaces naturels du Canada sont une composante vitale de la culture, du patrimoine, de l’économie et de l’avenir du pays. En outre, ils ont aussi une grande importance à l’échelle mondiale. Les forêts, les milieux humides, les prairies, la toundra et les océans offrent des services écosystémiques essentiels qui soutiennent la vie et le bien-être des humains de nombreuses façons, notamment en maintenant d’importants liens culturels et spirituels avec la nature. Le Canada possède environ 30 % de la forêt boréale mondiale, 20 % des ressources en eau douce de la planète, la ligne de côte la plus longue du monde et un des territoires marins les plus vastes du monde. Les aires naturelles du Canada comptent l’habitat essentiel des espèces en péril, tant sur terre qu’en mer, des milliers de lacs et de rivières offrant eau potable et énergie, et des forêts et des terres humides qui emmagasinent les gaz à effet de serre, produisent de l’oxygène et régularisent les inondations.

La protection des aires naturelles contre la dégradation est l’un des principaux moyens de conserver la biodiversité et est essentielle au maintien des services écosystémiques offerts par ces aires. Les aires protégées et conservées du Canada sont un patrimoine vivant pour les générations futures de Canadiens. Par exemple, différents types d’aires protégées et conservées permettent aux gens de se sensibiliser à la nature et d’en apprendre davantage sur celle-ci ou de protéger les sites d’importance culturelle. Au fil des ans, le Canada a réalisé d’importants progrès en créant des parcs nationaux, provinciaux et municipaux ainsi que de nombreux autres types d’aires de conservation qui appuient le rôle de conservation de la nature joué par les aires protégées. Des progrès ont également été réalisés au cours de la dernière décennie, notamment en ce qui concerne la conservation des zones terrestres et des eaux intérieures; un nombre accru de mesures, soutenues par un financement supplémentaire dédié à la nature, favorisera l’atteinte de cet objectif.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
11. Les aires protégées
Relevant documents and information

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés et commentés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Les gouvernements provinciaux et territoriaux reconnaissent l’importance de la participation des peuples autochtones, y compris des femmes inuites, métisses et des Premières Nations, au processus décisionnel concernant les aires protégées sur leurs terres, et reconnaissent et appuient les droits, les responsabilités, les pouvoirs et les priorités autochtones en matière de conservation. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de production de rapports solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, des espèces sauvages et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015. Les démarches pour atteindre l’objectif 1 sont décrites aux parties II et III du présent rapport.

FR

Objectif 1 du Canada. D’ici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones côtières et marines sont conservées par l’entremise de réseaux d’aires protégées, et d’autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies. (Part 2 - Coastal and marine areas.)

Les espaces naturels du Canada sont une composante vitale de la culture, du patrimoine, de l’économie et de l’avenir du pays. En outre, ils ont aussi une grande importance à l’échelle mondiale. Les forêts, les milieux humides, les prairies, la toundra et les océans offrent des services écosystémiques essentiels qui soutiennent la vie et le bien-être des humains de nombreuses façons, notamment en maintenant d’importants liens culturels et spirituels avec la nature. Le Canada possède environ 30 % de la forêt boréale mondiale, 20 % des ressources en eau douce de la planète, la ligne de côte la plus longue du monde et un des territoires marins les plus vastes du monde. Les aires naturelles du Canada comptent l’habitat essentiel des espèces en péril, tant sur terre qu’en mer, des milliers de lacs et de rivières offrant eau potable et énergie, et des forêts et des terres humides qui emmagasinent les gaz à effet de serre, produisent de l’oxygène et régularisent les inondations.

La protection des aires naturelles contre la dégradation est l’un des principaux moyens de conserver la biodiversité et est essentielle au maintien des services écosystémiques offerts par ces aires. Les aires protégées et conservées du Canada sont un patrimoine vivant pour les générations futures de Canadiens. Par exemple, différents types d’aires protégées et conservées permettent aux gens de se sensibiliser à la nature et d’en apprendre davantage sur celle-ci ou de protéger les sites d’importance culturelle. Au fil des ans, le Canada a réalisé d’importants progrès en créant des parcs nationaux, provinciaux et municipaux ainsi que de nombreux autres types d’aires de conservation qui appuient le rôle de conservation de la nature joué par les aires protégées. Des progrès ont également été réalisés au cours de la dernière décennie, notamment en ce qui concerne la conservation des zones terrestres et des eaux intérieures; un nombre accru de mesures, soutenues par un financement supplémentaire dédié à la nature, favorisera l’atteinte de cet objectif.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
11. Les aires protégées
Relevant documents and information

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés et commentés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Les gouvernements provinciaux et territoriaux reconnaissent l’importance de la participation des peuples autochtones, y compris des femmes inuites, métisses et des Premières Nations, au processus décisionnel concernant les aires protégées sur leurs terres, et reconnaissent et appuient les droits, les responsabilités, les pouvoirs et les priorités autochtones en matière de conservation. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de production de rapports solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, des espèces sauvages et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015. Les démarches pour atteindre l’objectif 1 sont décrites aux parties II et III du présent rapport.

FR

Objectif 2 du Canada. D’ici 2020, les espèces qui sont en sécurité demeurent en sécurité, et les populations d’espèces en péril inscrites dans le cadre des lois fédérales affichent des tendances qui correspondent aux programmes de rétablissement et aux plans de gestion.

Le Canada abrite une variété unique de plantes et d’animaux. Ces espèces ne représentent pas uniquement l’énorme biodiversité canadienne : elles font aussi partie intégrante du patrimoine naturel et culturel de tous les Canadiens, en particulier des peuples autochtones. Chaque espèce joue un rôle clé dans le maintien de la santé globale des écosystèmes puisque des populations d’espèces indigènes en santé sont essentielles à la préservation de la biodiversité canadienne et des avantages qu’elle procure. Cependant, le bien-être de certaines de ces espèces est menacé.

En 1995, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada ont adopté la Stratégie canadienne de la biodiversité comme stratégie et plan d’action national pour la biodiversité (SPANB) en réponse aux exigences de la CDB. Cette initiative a mené à l’Accord pour la protection des espèces en péril, en vertu duquel les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux se sont engagés à désigner les espèces en péril, à protéger leur habitat et à élaborer des programmes de rétablissement, de même qu’à élaborer des lois, des règlements, des politiques et des programmes complémentaires pour y parvenir. En 2002, la Loi sur les espèces en péril, une loi fédérale, a été adoptée. Cette loi reconnaît le rôle essentiel joué par les peuples autochtones du Canada dans la conservation des espèces sauvages. Elle prévoit, entre autres, la création du Conseil autochtone national sur les espèces en péril.

Le Canada abrite environ 80 000 espèces différentes et, pour maintenir la biodiversité, il faut s’assurer que les espèces qui sont en sécurité le demeurent puisque la perte d’une espèce équivaut à une perte de biodiversité. Au Canada, plus de 500 espèces figurent sur la liste des espèces en péril de la loi fédérale, principalement à cause de la perte et de la dégradation d’habitat, de la compétition avec les espèces exotiques envahissantes, et des changements environnementaux attribuables aux changements climatiques et à la pollution. Lorsqu’une plante ou un animal est déclaré en péril en vertu de la loi fédérale, il faut préparer un programme de rétablissement ou un plan de gestion. Des efforts concertés des gouvernements fédéral, municipaux, provinciaux et territoriaux s’avèrent essentiels pour améliorer la situation de ces espèces et atteindre les objectifs énoncés dans les programmes de rétablissement.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
12. Réduction des risques d’extinction
Relevant documents and information

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015, devenant ainsi partie intégrante des SPANB.

FR

Objectif 3 du Canada. D’ici 2020, les terres humides du Canada sont conservées ou améliorées afin de soutenir leurs services écosystémiques grâce à des activités de rétention, de restauration et de gestion.

Le Canada abrite 25 % des milieux humides de la planète, notamment des tourbières (ombrotrophes et minérotrophes), des marécages, des marais et des eaux peu profondes ou libres. Les milieux humides sont directement responsables de plusieurs services écosystémiques qui profitent aux Canadiens, comme la réduction de l’impact des inondations et des sécheresses, la filtration de l’eau, le contrôle de l’érosion, la protection des collectivités contre les ondes de tempête, et le stockage d’une grande quantité de gaz à effet de serre. Ils offrent également des possibilités de loisirs en plein air, d’éducation, de chasse et de pêche. En outre, les milieux humides sont essentiels au cycle de vie d’un grand nombre de plantes et d’animaux, dont le tiers des espèces en péril au Canada. Or, malgré l’importance des milieux humides, ceux-ci continuent de se dégrader. Les pertes atteignent maintenant des niveaux critiques dans de nombreuses régions du pays. Afin de réduire les effets négatifs de la perte de milieux humides, il faut s’assurer de conserver ceux qui restent et de les utiliser d’une manière écoresponsable pour pouvoir continuer à jouir des avantages qu’ils procurent. La conservation et l’amélioration des milieux humides seront bénéfiques aux espèces sauvages et végétales, assureront le maintien d’écosystèmes vitaux et des avantages (parfois appelés services écosystémiques) que ceux-ci procurent aux Canadiens, et contribueront à la santé et au bien-être des Canadiens.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
4. Production et consommation durables
5. L’appauvrissement des habitats est réduit de moitié ou ralenti au moins
14. Les services écosystémiques
15. Restauration et résilience des écosystèmes
Relevant documents and information

Cet objectif souligne le rôle important que jouent les intendants des milieux humides du Canada dans le maintien de la santé et du bien-être d’un écosystème vital qui profite aux Canadiens. Il renforce les engagements pris à l’égard des milieux humides déjà en place au moment de l’élaboration de l’objectif. Par exemple, depuis 1986, le Plan nord-américain de la gestion de la sauvagine, de concert avec des propriétaires fonciers privés et des gouvernements, a réduit le taux de perte et de dégradation en protégeant et en conservant des milieux humides et en influant sur les activités d’intendance des propriétaires fonciers, des agriculteurs, des gestionnaires des terres et des organismes de conservation. Depuis 2002, Canards Illimités Canada est à la tête d’un projet collaboratif qui vise à dresser l’Inventaire canadien des milieux humides. Plus récemment, Environnement et Changement climatique Canada a mis au point l’indicateur des milieux humides dans le cadre du programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’Environnement. Ces projets s’appuient sur les travaux de cartographie de tous les gouvernements et permettent de créer des normes pour la détection, la classification et la cartographie des milieux humides selon les types existants au Canada. Malgré ces efforts, les déclins et la dégradation se poursuivent. Il est essentiel que les nombreux intervenants, y compris les planificateurs municipaux et régionaux de l’aménagement du territoire, les promoteurs, les secteurs agricole et industriel, et les utilisateurs récréatifs maintiennent leur engagement et poursuivent la collaboration.

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015, devenant ainsi partie intégrante des SPANB.

FR

Objectif 4 du Canada. D’ici 2020, les considérations en matière de biodiversité sont intégrées dans la planification municipale et les activités des principales municipalités à travers le Canada.

En 2015, environ 80 % de la population canadienne vivait dans les plus grandes régions urbaines (Régions métropolitaines de recensement, ou RMR). La superficie totale des terres dans les RMR du Canada a presque doublé entre 1971 et 2001. Même si les régions urbaines occupent une partie relativement petite du territoire canadien, elles se situent souvent à des endroits où la biodiversité est particulièrement riche, comme les régions côtières, les vallées fluviales ou les rives de lacs. Les répercussions de la perte d’habitat attribuable à l’urbanisation peuvent donc être disproportionnées par rapport à la superficie de la région perturbée. L’expansion urbaine peut aussi altérer des bassins versants, dégrader la qualité de l’eau pour la biodiversité aquatique, et accroître la vulnérabilité aux inondations. Depuis quelques années, on comprend mieux l’importance d’avoir des écosystèmes sains en milieu urbain. Parmi les avantages des espaces verts pour les citadins figurent l’assainissement de l’air, une diminution des maladies respiratoires, l’atténuation des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes, et des possibilités d’éducation environnementale, d’amélioration du développement cognitif et d’activités récréatives. Les forêts urbaines et d’autres zones naturelles ou naturalisées créent non seulement des quartiers attrayants, mais peuvent aussi fournir des infrastructures naturelles qui, par exemple, favorisent la qualité de l’eau et de l’air, et aident à contrôler les inondations et à réduire l’érosion. La biodiversité urbaine sous-tend ces services écosystémiques et soutient les espèces pollinisatrices ainsi que les espèces aviaires et autres qui contribuent à la lutte contre les insectes nuisibles. La position unique des municipalités leur permet de jouer un rôle important, notamment d’élaborer des solutions locales adaptées à la biodiversité.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
2. Les valeurs de la diversité biologique ont été intégrées
Relevant documents and information

Au moment où cet objectif a été élaboré, de nombreuses municipalités canadiennes s’employaient déjà, directement ou indirectement, à intégrer les priorités en matière de biodiversité dans leur planification et leurs activités. Par exemple, Montréal et Ottawa ont participé à l’élaboration du City and Biodiversity Index, un outil d’auto-évaluation conçu à l’échelle internationale pour faciliter l’évaluation des efforts de conservation urbaine et du progrès vers la réduction du taux de perte de la biodiversité dans les écosystèmes urbains. Depuis longtemps, les gouvernements provinciaux fournissent à leurs municipalités des conseils en matière de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité. Les organismes municipaux œuvrant à l’échelle nationale, dont la Fédération canadienne des municipalités et ICLEI Canada, ont aussi activement insisté sur la valeur de la biodiversité dans le contexte urbain et sur l’importance de tenir compte de la biodiversité à l’échelle municipale. En 2015, le gouvernement fédéral a mis sur pied le parc urbain national de la Rouge, qui, grâce à l’appui et aux contributions foncières de l’Ontario, de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région, des villes de Toronto, de Markham et de Pickering, et des municipalités de York et Durham, protège près de 80 km2 d’écosystèmes essentiels au cœur de la plus grande région métropolitaine du Canada, où habitent 7 millions de personnes.

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015, devenant ainsi partie intégrante des SPANB.

FR

Objectif 5 du Canada. D’ici 2020, la capacité des systèmes écologiques canadiens à s’adapter aux changements climatiques est mieux comprise, et des mesures d’adaptation prioritaires sont en cours.

Les effets des changements climatiques se manifestent partout sur la planète. Au Canada, les températures augmentent, ce qui a d’importantes répercussions sur les écosystèmes terrestres et marins, notamment des changements de la répartition des écosystèmes, des périodes de migration et de reproduction, des régimes de perturbation naturelle, de même que de la répartition, de la productivité et de l’abondance des espèces. Les changements climatiques (variation de la température et des précipitations, décalage des saisons, modification de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, autres perturbations naturelles, comme les incendies) peuvent exercer une incidence directe ou indirecte sur la biodiversité. En plus de poser de nouveaux défis, les changements climatiques exacerbent la plupart des plus grandes menaces pour la biodiversité, comme la perte d’habitat, et l’introduction et la propagation d’espèces exotiques envahissantes (voir l’objectif 11 du Canada).

Ces changements écologiques ont des répercussions sur les plans social, culturel, sanitaire et économique des collectivités, des entreprises, des organismes, des gouvernements et des peuples autochtones du Canada. La gestion durable, la conservation et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes biologiquement diversifiés et résilients peuvent également aider la société à s’adapter aux changements climatiques : atténuation des impacts des changements climatiques (p. ex. graves inondations), nourriture, matières premières, ressources naturelles, pollinisation, eau douce, loisirs, stockage naturel du carbone. Les zones de nature sauvage, les paysages terrestres et marins exploités, et les écosystèmes urbains offrent également d’importants services écosystémiques comme le refroidissement naturel, l’amélioration de la qualité de l’air, la filtration de l’eau et des bienfaits pour la santé mentale.

Une meilleure connaissance de la capacité d’adaptation des systèmes biophysiques canadiens permettra d’élaborer des mesures d’adaptation efficaces, en plus de savoir où, quand et comment intervenir pour être en mesure de surveiller les changements au fil du temps et d’en faire état. Grâce à la mise en œuvre des mesures d’adaptation pour les aires prioritaires et les espèces préoccupantes, le Canada pourra amorcer la lutte contre les répercussions les plus importantes des changements climatiques sur la biodiversité et l’augmentation de la résilience des écosystèmes, tout en reconnaissant qu’il devra en faire davantage à l’avenir.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
19. Partage des informations et des connaissances
Relevant documents and information

Afin d’atteindre cet objectif, les gouvernements et les intervenants partout au Canada devront continuer de travailler ensemble pour cerner les principales vulnérabilités des systèmes écologiques et de la biodiversité face aux changements climatiques et faciliter la capacité des principales zones et espèces à s’adapter aux changements les plus importants. Divers organismes gouvernementaux, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement mènent actuellement des activités.

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015.

De plus, les peuples autochtones et les détenteurs du savoir autochtone s’adaptent depuis longtemps aux changements climatiques et à l’évolution du territoire, et ont des connaissances continues de cette adaptation. Partout au Canada, les peuples autochtones s’efforcent de conserver et de gérer leurs terres. Ces activités comprennent la surveillance des espèces sauvages, la patrouille des zones protégées et la réduction des impacts des changements climatiques. Grâce à ces activités, les dirigeants autochtones continuent d’honorer leurs traditions culturelles tout en formant la prochaine génération de dirigeants. Ces efforts renforcent les communautés locales et contribuent à la résilience de la biodiversité et des écosystèmes face aux changements climatiques.

FR

Objectif 6 du Canada. D’ici 2020, des progrès continus sont réalisés en matière de gestion durable des forêts du Canada.

Les forêts sont essentielles au bien-être à long terme des collectivités, de l’économie et de l’environnement au Canada. Comme le Canada est responsable de 9 % des forêts du monde, il s’engage à maintenir ses forêts dans un état sain, et à les gérer de manière durable.

Les progrès constants dans le secteur de la gestion durable des forêts sont importants pour le Canada pour plusieurs raisons. Par exemple, le pays doit s’assurer que ses forêts continuent de procurer un habitat aux espèces, en plus de différents services écosystémiques, dont la filtration de l’air et de l’eau, et le stockage du carbone, surtout en présence de défis écologiques comme les changements climatiques. Les forêts aménagées de manière durable fournissent d’importants avantages sociaux, environnementaux et économiques. Elles sont également importantes pour l’économie et les moyens de subsistance des régions rurales, en plus de maintenir les modes de vie traditionnels et contemporains des Autochtones. En outre, les consommateurs du pays et de l’étranger s’attendent à disposer de produits forestiers qui proviennent de forêts aménagées de manière durable, et l’engagement du Canada envers l’aménagement durable des forêts lui permet d’accéder à des marchés qui seraient autrement inaccessibles. Le Canada a une excellente réputation en ce qui a trait à l’aménagement durable de ses forêts. Il doit poursuivre dans la même veine pour tirer profit de l’ensemble des avantages économiques, environnementaux et sociaux qu’offrent les forêts.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
4. Production et consommation durables
5. L’appauvrissement des habitats est réduit de moitié ou ralenti au moins
7. Agriculture, aquaculture et foresterie durables
Relevant documents and information

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015.

FR

Objectif 7 du Canada. D’ici 2020, les paysages exploités agricoles fournissent un niveau stable ou amélioré de biodiversité et de capacité d’habitat.

La production agricole bénéficie des services écosystémiques assurés par la biodiversité, comme le cycle des nutriments, la formation de sol, la purification de l’eau et la pollinisation. Du même coup, les paysages agricoles fonctionnels peuvent soutenir la biodiversité, en fournissant un habitat important aux espèces sauvages canadiennes. Les régions agricoles au Canada comportent souvent de nombreux types d’habitats, notamment des terres cultivées, des pâturages, des prairies, des forêts, des milieux humides et des plans d’eau, caractérisés par de nombreuses portions de végétation naturelle ou semi-naturelle. La baisse de la capacité des terres agricoles canadiennes à soutenir les besoins en matière d’habitat des espèces est principalement attribuable à la conversion d’aires naturelles en terres cultivées, et à l’intensification de l’agriculture sur les terres agricoles existantes. L’amélioration de la biodiversité sur les terres agricoles est essentielle pour assurer la durabilité des systèmes naturels, maintenir la quantité d’eau et la qualité de l’eau, soutenir les agents pollinisateurs, améliorer l’habitat des espèces sauvages et la connectivité, et permettre aux écosystèmes agricoles de mieux se rétablir après un stress environnemental (p. ex. sécheresse) et de s’y adapter.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
5. L’appauvrissement des habitats est réduit de moitié ou ralenti au moins
7. Agriculture, aquaculture et foresterie durables
Relevant documents and information

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015.

FR

Objectif 8 du Canada. D’ici 2020, toute forme d’aquaculture au Canada est gérée dans le cadre d’un régime scientifique qui préconise l’utilisation durable des ressources aquatiques (y compris les ressources marines, d’eau douce et terrestre) par des moyens qui conservent la biodiversité.

L’aquaculture désigne la culture d’espèces aquatiques, habituellement à des fins de commercialisation, de transformation, de vente et de consommation. Au moment d’élaborer l’objectif 8, l’aquaculture commerciale au Canada représentait près de 30 % de la valeur totale de la production canadienne de poissons et de produits de la mer. Le saumon était la principale espèce élevée au Canada et représentait environ deux tiers de la production totale. Toutes les provinces canadiennes, ainsi que le Yukon, mènent des activités aquacoles. Ces activités ont des répercussions sur de nombreuses régions rurales et côtières, y compris de nombreuses communautés autochtones. Une gestion permanente active et adaptée aux besoins ainsi que des consultations avec les différents ordres de gouvernement, l’industrie et les groupes autochtones s’avèrent essentielles pour assurer la santé des écosystèmes où des activités d’aquaculture sont menées. Elles permettent aussi l’atténuation des répercussions environnementales grâce à des mesures de gestion et à des règlements s’appuyant sur des données scientifiques sur l’aquaculture afin d’encourager une industrie durable et novatrice concurrentielle à l’échelle mondiale.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
4. Production et consommation durables
7. Agriculture, aquaculture et foresterie durables
Relevant documents and information

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015, devenant ainsi partie intégrante des SPANB.

FR

Objectif 9 du Canada. D’ici 2020, tous les stocks de poissons et d’invertébrés et toutes les plantes aquatiques sont gérés et récoltés de manière durable, légale et en appliquant des approches fondées sur les écosystèmes.

Les pêches au Canada offrent une variété d’avantages socioéconomiques, comme la subsistance, des emplois, des loisirs et un accès à des aliments traditionnels. Cependant, les pratiques de pêche non durables nuisent à la biodiversité et au bien-être à long terme des pêches ainsi qu’aux collectivités qui en dépendent. Afin que les Canadiens continuent de jouir de ces avantages et de la durabilité économique des pêches commerciale, sportive et autochtone, il faut protéger les écosystèmes sains et en faire la promotion en évitant toute pratique de pêche destructive, en gérant les prises accessoires, en rétablissant les stocks appauvris et en prévenant la surpêche.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
6. Gestion durable des ressources halieutiques
Relevant documents and information

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015.

FR

Objectif 10 du Canada. D’ici 2020, les niveaux de pollution dans les eaux canadiennes, y compris la pollution provenant d’un excès d’éléments nutritifs, sont réduits ou maintenus à des niveaux qui permettent des écosystèmes aquatiques sains.

La qualité de l’eau varie considérablement à l’échelle du Canada en raison de la diversité géographique du pays et des différentes façons dont les peuples ont exploité les terres autour des rivières et des lacs ainsi que sur les côtes. Au Canada, les eaux de surface et les eaux souterraines sont généralement propres, mais il existe d’importants problèmes de pollution à l’échelle locale ou régionale, notamment l’eutrophisation des principaux écosystèmes d’eau douce et l’émission d’avis à long terme concernant la qualité de l’eau potable dans les communautés autochtones. La qualité de l’eau est importante dans le maintien d’écosystèmes lacustres, fluviaux et marins sains. Une eau de qualité offre de l’habitat essentiel aux plantes et aux animaux aquatiques, est cruciale pour la survie des humains, et sert à de nombreuses fins commerciales et industrielles, en plus d’être au cœur de nombreuses activités récréatives. Les polluants pénètrent dans les plans d’eau de différentes façons : rejets industriels et municipaux, ruissellement, déversements et dépôts de polluants atmosphériques.

Certains nutriments sont importants pour la santé des écosystèmes aquatiques; toutefois, à des concentrations élevées, ils peuvent devenir des polluants. Par exemple, le phosphore est un nutriment essentiel à la croissance des plantes et des algues, et joue un rôle clé dans la régulation de la productivité globale des écosystèmes aquatiques intérieurs et des bassins versants côtiers. Cependant, des teneurs élevées en phosphore peuvent nuire à la santé des écosystèmes d’eau douce, et avoir des répercussions négatives sur les poissons et d’autres espèces sauvages, la qualité de l’eau potable, la sécurité des baigneurs et l’apparence des lacs. Les lacs et les rivières enrichis en phosphore présentent souvent une croissance excessive de plantes aquatiques et d’algues, qui, au moment de leur décomposition, entraîne un appauvrissement en oxygène. Ce phénomène peut se produire lorsque des substances artificielles ou naturelles, comme des nitrates et des phosphates, provenant de sources diverses, comme des détergents et des engrais, sont déversées dans des systèmes aquatiques. Ces dernières années, on a observé une prolifération importante d’algues et de cyanobactéries dans les lacs Winnipeg, Simcoe, Ontario et Érié ainsi que dans d’autres plans d’eau au Canada.

Il faut agir dès maintenant : étant donné que les sols peuvent emmagasiner du phosphore et d’autres polluants pendant des décennies, il pourrait y avoir un décalage entre la mise en œuvre de pratiques améliorées et la réduction de l’eutrophisation. En plus de maintenir les conditions requises pour favoriser la biodiversité aquatique, il faut protéger les sources d’eau canadiennes contre une quantité excessive de polluants pour assurer les services écosystémiques essentiels dont dépend la population, en particulier une eau saine et salubre à des fins d’utilisation personnelle ainsi que pour de nombreux aspects des activités sociales et économiques du Canada.

FR
Level of application
National/fédéral
Relevance of National Targets to Aichi Targets
8. La pollution est réduite
Relevant documents and information

Certains polluants représentent un danger direct pour les humains et les espèces sauvages. Des métaux toxiques, comme le mercure, le plomb et le cadmium, rejetés dans l’eau peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et s’accumuler dans les tissus des organismes vivants. D’autres substances, comme les polybromodiphényléthers (PBDE) et le perflurooctane sulfonate (PFOS), persistent aussi longtemps dans l’environnement après leur libération; elles peuvent s’accumuler dans les organismes vivants et atteindre des concentrations élevées chez certains animaux. À mesure que les substances nocives s’accumulent dans les tissus animaux dans la chaîne trophique, leur concentration peut être amplifiée. Cette amplification peut affecter de manière considérable les prédateurs des niveaux trophiques supérieurs d’un écosystème et perturber les services écosystémiques. En raison de la pollution, de nombreuses autorités au Canada publient des avis de restriction de la consommation de poissons d’eau douce. L’accumulation de substances nocives être particulièrement problématique pour les communautés des Premières Nations qui dépendent grandement des aliments traditionnels.

Les Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 ont été élaborés en collaboration par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones nationales; ils ont été examinés par divers groupes d’intervenants, dont des secteurs de l’industrie, le milieu universitaire et des organisations non gouvernementales de l’environnement, qui ont également fait part de leurs commentaires. Il s’agit d’objectifs non contraignants inspirés des objectifs mondiaux d’Aichi, qui s’adressent non seulement aux gouvernements, mais à tous les secteurs de la société canadienne, y compris l’industrie et les particuliers. Dans la mesure du possible, les objectifs nationaux et leurs indicateurs ont été harmonisés avec les Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement, qui comprennent un mécanisme de rapport solide et bien établi pour suivre les tendances au fil du temps. Les objectifs canadiens pour la biodiversité ont été approuvés par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la conservation, de la faune et de la biodiversité, et ils ont été annoncés officiellement en février 2015, devenant ainsi partie intégrante des SPANB.

FR