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Sixth National Report

submitted on: 31 Dec 2018   last updated: 24 Dec 2019

Section I. Information on the targets being pursued at the national level

Côte d'Ivoire

Objectif 1: D'ici à 2020, 50 % des écosystèmes et habitats dans l’espace rural sont protégés afin d’assurer la conservation de la diversité biologique

La pression humaine, à travers les activités concourant au développement national et à la satisfaction des besoins des populations, demeure la plus critique des sources d’érosion de la diversité biologique et, de ce fait, le plus important défi à relever pour sauvegarder les éléments constitutifs de la diversité biologique terrestre et aquatique. Pourtant, peu d’initiatives ont été entreprises pour atténuer ses impacts négatifs sur la diversité biologique. Celle-ci étant d’abord, et presque uniquement, appréciée pour sa valeur d’existence, les décideurs politiques nationaux et locaux ne font pas suffisamment le lien entre le bon fonctionnement des écosystèmes et le maintien de l’activité économique et le bien-être des populations. Ceci explique également la propension à l’adoption de politiques minimalistes en faveur de la diversité biologique. Il importe, pour inverser la tendance, d’intensifier la connaissance de la valeur de la diversité biologique, d’assurer sa prise en compte dans les décisions et les activités subséquentes.

FR
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
5. Loss of habitats
 
7. Areas under sustainable management
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Le processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux a commencé par le recrutement de consultants de différentes spécialités. Ceux-ci se sont attelés à collecter des données et d’informations auprès de toutes les parties prenantes concernées par la gestion de la diversité biologique. Sans être exhaustif, on peut citer le Ministère en charge de l’Environnement, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), le Ministère du Tourisme (MINTOUR), le Ministère des Eaux et Forêts, des structures sous tutelle des ministères comme l’Agence Nationale de l’Environnement (ANDE), l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), la Société de Développement des Forêts (SODEFOR), la Direction de l’Aquaculture et de la Pêche, le Secrétariat Permanent de la Réduction des gaz à effet de serre dues à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts (SEP-REDD+), l’Agence Allemande de Coopération Internationale en Côte d’Ivoire (GIZ), la Société de Développement Touristique de la Région des Lacs (SODERTOUR LAC), la Fondation pour les Chimpanzés Sauvages (WCF), la Fondation des Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI) ont été visitées. Par ailleurs, des échanges et rapports d’Organisation Non Gouvernementales (ONG) telles que Green Invest, la Fédération des Réseaux et Associations de l’Energie, de l’Environnement et du Développement Durable (FEREADD), l’Union des ONG et OCB Partenaires et Bénéficiaires du Fonds pour l’Environnement Mondial en Côte d’Ivoire (UFEMCI), Afrique Nature Internationale, IMPACTUM, YVEO, l’ONG Farmstrong, le Réseau Ivoirien des Organisations Féminines…

A l`issue des entretiens avec les responsables et membres de ces structures, les consultants se sont vus remettre des documents tels que la monographie nationale de la diversité biologique, les rapports nationaux de la diversité biologique (Rapport N° 1, 2, 3,  4 et  5), la Stratégie Nationale sur la Diversité Biologique de la Côte d’Ivoire (SNDB), les stratégies plans et programmes ; en particulier les cadres programmatiques transversaux (DSRP, PND, etc.) et sectoriels (agricultures, eaux et forêts, ressources animales, aménagement d’infrastructures, environnement).

La compilation et l’analyse des informations obtenues a servi à produire un projet de rapport sur « la biodiversité et le Bien être humain en Côte d’Ivoire ». Ledit rapport a établi un diagnostic de la situation et mis en évidence les enjeux et les défis à relever. Des axes et des objectifs préliminaires ont été également proposés par le même rapport.

Ce travail a été validé lors d’un premier atelier national. Après l’obtention d’un consensus sur les priorités d`intervention, la task force a affiné les objectifs qui ont été à nouveau validés en atelier. La task force a alors défini des mesures générales au travers d’un projet de Stratégie. Après validation en atelier de la stratégie, elle s’est employée à élaborer le projet de plan d`action pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique. Finalement, un atelier national réunissant l’ensemble des parties prenantes a été organisé pour valider le document de Stratégie et Plan d’action pour la Diversité Biologique 2016-2020.

Participation des parties prenantes

Ce sixième rapport de la diversité biologique qui fait l’état de la mise en œuvre de la SPANB a vu l’implication des Ministères, organismes et structures techniques contribuant aux différentes actions prioritaires définis pour l’ensemble des 21 objectifs. On peut citer entre autres les Ministères en charge de l’Environnement, du Plan, des Ressources Animales et Halieutiques, des Infrastructures, des Mines et Energie, du Transport, de l’Agriculture, du Tourisme, des Eaux et Forêts, des organismes et structures techniques comme l’Agence Nationale de l’Environnement (ANDE), l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), la Société de Développement des Forêts (SODEFOR), la Direction de l’Aquaculture et de la Pêche, le Centre de Recherches Océanologiques (CRO), le Centre de Recherche en Ecologie (CRE), le Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD), le Secrétariat Permanent de la Réduction des gaz à effet de serre dues à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts (SEP-REDD+), le Centre Ivoirien Anti Pollution (CIAPOL), l’Agence Allemande de Coopération Internationale en Côte d’Ivoire (GIZ), la Société de Développement Touristique de la Région des Lacs (SODERTOUR LAC), la Fondation pour les Chimpanzés sauvages (WCF), la Fondation des Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI), le Laboratoire National d'Appui au Développement Agricole (LANADA), l’ANADER, l’Union des Villes et Communes (UVICOCI), les Collectivités Territoriales, le Centre National de Floristique (CNF), Green Invest, la Fédération des Réseaux et Associations de l’Energie, de l’Environnement et du Développement Durable (FEREADD), l’Union des ONG et OCB Partenaires et Bénéficiaires du Fonds pour l’Environnement Mondial en Côte d’Ivoire (UFEMCI), Afrique Nature Internationale, IMPACTUM, YVEO, l’ONG Farmstrong.

Conformément à la SPANB, chacun de ces acteurs a mené des activités de protection de la biodiversité. Les rapports sur ces activités ont été mis à la disposition des consultants à charge de la rédaction du 6ème Rapport National sur la Diversité Biologique.

Par ailleurs, des consultations sectorielles ont été organisées, en cas de nécessité  pour des compléments d’informations. Ce fut le cas de la rencontre avec les ONG et les réseaux de femmes pour disposer des rapports sur des études de cas (Figure 1).


Figure 1 : Photo de famille prise avec les Responsables d’ONG et de Réseaux de Femmes

A la fin de ce processus, un atelier national réunissant l'ensemble des parties prenantes a été organisé pour valider le Rapport National sur la Diversité Biologique les 17 et 18 Décembre 2018 (Figure 2)


Figure 2: Photo de famille prise lors de l'Atelier National de Validation du 6eme Rapport National sur la Diversité Biologique

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

Politique Nationale de l’Environnement et du Développement Durable (2017) ;

  1.  Plan National de Développement (2016-2020)
  2. Plan d’Investissement Forestier 2016 ;
  3. Stratégie Nationale de Gestion des Ressources Naturelles (2016-2020) ;
  4. Stratégie et Plan d’Action pour la Diversité Biologique Nationale 2016 – 2020 ;

FR

Objectif 2: D’ici à 2020, 50 % des écosystèmes des eaux intérieures, marines et côtières sont protégés afin d’assurer la conservation de la diversité biologique

L'environnement marin comprend les écosystèmes du plateau continental et ceux des eaux marines de la Zone Economique Exclusive (ZEE), soit environ 200 000  km². La zone côtière, quant à elle, s’étend sur une superficie de 32 960  Km2. Le complexe lagunaire, localisé le long de la moitié orientale de la façade littorale, couvre une surface de près de 1 200 km2.

Ces milieux abritent une diversité biologique importante. Ainsi, concernant les milieux côtiers les écosystèmes et les habitats les plus remarquables sont les embouchures des principaux cours d’eau, les lagunes, les mangroves, les habitats de sable sur le littoral, les rochers, le plateau continental, les habitats de sédiments, les eaux marines côtières, les habitats de végétaux marins etc. Les macrophytes marins sont estimés à une trentaine d’espèces. Les invertébrés sont estimés à plus de 400 espèces comprenant principalement les Polychètes, les Mollusques Gastéropodes, les Mollusques Pélécypodes, les Mollusques Céphalopodes et les Crustacés. Les poissons sont estimés à environ 300 espèces. Les mammifères sont dominés par les Cétacés (baleines et dauphin) et les lamantins.  Les reptiles sont réprésentés principalement par : des Crocodiles, des serpents, des varans et des tortures marines. Les oiseaux marins sont estimés à plus d’une vingtaine d’espèces.

Cette diversité biologique marine et côtière subit des pressions d’origine tellurique et marine dont les conséquences sont :

  • la destruction des habitats et des espèces de faune et de flore ;
  • la perte des fonctions écologiques ;
  • l’émiettement des activités humaines dépendant des services écosystémiques.

Il importe d’adopter des mesures tendant à réduire les pressions humaines afin d’assurer la conservation de la diversité biologique.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
6. Sustainable fisheries
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1.   Plan programme de la dépollution de la baie de Cocody (2014-2018) ;
  2.  Plan National de Développement (2016-2020) ;
  3.  Politique Nationale de l’Environnement et du Développement Durable (2017) ;
  4.  Plan Pollumar (2015);
  5.  Stratégie Nationale et Plan d’Action pour la Gestion des Produits Chimiques (2016-2020).
EN

Objectif 3: D’ici à 2020 au plus tard, les écosystèmes et habitats prioritaires, sont restaurés et préservés

En dehors du réseau des aires protégées (parcs nationaux et réserves) et des forêts classées, un certain nombre de sites ont une importance critique pour la conservation de la diversité biologique. Soit ces sites abritent des espèces prioritaires, soit encore leurs fonctions écologiques sont d’importance, soit enfin ils ont une fonction sociale majeure au regard des services qu’ils fournissent pour le bien-être des populations.

Toutefois, ces sites ne bénéficient pas d’une attention adéquate, à cause notamment de l’absence de statut juridique spécifique.

En outre, les moyens déployés sont limités en raison de la valeur méconnue  et de la sous-évaluation des bienfaits de la diversité biologique pour les sociétés humaines. La dégradation de ces sites a pour incidence quasi immédiate la disparition des espèces inféodées ou la réduction voire la disparition des services qu’ils fournissent. C’est pourquoi un dispositif spécifique s’impose pour les préserver.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
10. Vulnerable ecosystems
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Plan programme de la dépollution de la baie de Cocody (2014-2018) ;
  2. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  3. Politique Nationale de l’Environnement et du Développement Durable (2017) ;
  4. Plan Pollumar (2015)
  5. Stratégie Nationale et Plan d’Action pour la Gestion des Produits Chimiques (2016-2020).
EN

Objectif 4: D’ici à 2020, au moins 50 % des espèces exotiques envahissantes sont contrôlées

Les voyages internationaux et le commerce mondial connaissent un essor sans précédent. Ceci est certes un bienfait pour notre économie, mais contribue, à la dissémination des plantes et des animaux non indigènes ou exotiques. Comme partout ailleurs dans le monde, le nombre d’espèces introduites dans le pays, de façon volontaire ou non, a augmenté au cours de ces dernières années au point qu’il est devenu désormais un problème majeur pour la diversité biologique. Les espèces exotiques envahissantes représentent une menace considérable pour l'écologie, l'économie et la santé car elles font concurrence aux espèces indigènes, agissant comme des agents pathogènes pour les espèces cultivées ou domestiquées. Elles peuvent même répandre des allergies ou des agents infectieux. Leur contrôle est donc impératif.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
9. Invasive Alien Species
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère le point 1.5.1 relatif au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Participation des parties prenantes

Confère le point 1.5.2 relatif à la participation des parties prenantes

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Politique Nationale de l’Environnement et du Développement Durable (2017) ;
  2.  Plan National de Développement (2016-2020) ;
  3. Stratégie Nationale de Gestion des Ressources Naturelles (2016-2020) ;
  4. Stratégie et Plan d’Action pour la Diversité Biologique Nationale 2016 – 2020  (SPANB)
EN

Objectif 5: D’ici à 2020, la situation des espèces protégées au niveau national s’est améliorée et leur disparition est enrayée dans la mesure du possible

La première situation est celle des espèces protégées. Les critères de sélection sont en plus des dispositions de la réglementation nationale, l’inscription sur des listes de référence dont la liste rouge de l’IUCN, ou le ciblage par des accords multilatéraux pertinents dont CMS et CITES. Du fait de ces statuts, des mesures bien qu’insuffisantes sont initiées pour réduire les menaces qui les concernent.

Par la loi n°65-255 du 04 août 1965, la Côte d’Ivoire a classé les espèces de la faune sauvage suivant quatre (04) annexes. Cette Loi a été modifiée par la loi n°94-442 du 16 août 1994 modifiant et complétant la loi n°65-255 du 04 août 1965 qui a également modifié la liste des annexes I, II, X.

En raison de la situation particulière de la diversité biologique nationale et des responsabilités internationales du pays, différentes catégories d’espèces doivent être impérativement ciblées par des mesures vigoureuses de gestion. Les espèces protégées, bénéficiant d’un statut juridique parce que classifiées par l’IUCN ou autres organismes endémiques, rares, vulnérables, menacées d’extinction celles ciblées par les conventions relatives à la diversité biologique (CMS, CITES, RAMSAR), font l’objet d’une certaine attention. Les espèces à statut particulier sont les plus sensibles aux perturbations causées par l’homme.

Ainsi, les risques d’extinction sont plus importants chez ces espèces inféodées à des conditions très particulières d’habitat réalisées en peu d’endroits. Bien que peu d’entre elles soient spécifiquement ciblées par les chasseurs, elles sont souvent menacées par les perturbations ou la perte d'habitats essentiels pour la reproduction ou l'alimentation. Certaines profitent  du statut de protection dans les aires protégées où l’on observe d’importantes populations, au moins pendant certaines périodes de l'année. Quelquefois les aires protégées ne sont pas de taille suffisante pour maintenir des populations viables sur le long terme. Souvent, le peu d’égard pour ces espèces et les pressions anthropiques contribuent à réduire considérablement les populations. Par conséquent, en plus d'une protection basée sur le site, ces espèces prioritaires nécessitent des mesures ciblées.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
12. Preventing extinctions
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans d’action dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Loi n°98 – 755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’eau ;
  2. Loi n°94-442 du 16 août 1994 modifiant et complétant la Loi n°65-255 du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse ;
  3. Plan d’Investissement Forestier 2016 ;
  4. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  5. Stratégie Nationale REDD+ Côte d’Ivoire 2017 ;
  6. Stratégie Nationale de Lutte contre le Changement Climatique (2015-2020) ;
  7. Stratégie et Plan d’Action pour la Diversité Biologique Nationale (2016 – 2020) ;
  8. Stratégie Nationale de Gestion des Ressources Naturelles (2016-2020).
EN

Objectif 6: D’ici à 2020, des mesures de sauvegarde sont mises en oeuvre pour 100% des espèces prioritaires

L’appellation « espèces prioritaires », dans le contexte de la sauvegarde de la diversité biologique, est constituée sur la base de différents critères privilégiant les fonctions écologiques et biologiques, mais également sociales. Les espèces « parapluies » occupent une niche écologique spécifique, dont la conservation peut profiter à d’autres espèces présentes dans la même niche.

Les espèces clés sont en partie responsables des fonctions écosystémiques; par exemple, le déclin des populations d’insectes pollinisateurs peut entraîner le déclin des plantes qu’ils pollinisent. Les espèces caractéristiques sont des espèces plutôt répandues et caractéristiques d’un milieu donné et/ou leur présence est un indicateur de sa qualité. Les espèces aux fonctions sociales qui militent pour leur inscription comme prioritaires sont les espèces emblématiques ou phares, tellement populaires qu’elles peuvent aider à la sensibilisation. Les espèces d’importance économique ou cosmogonique qui sont à la fois surexploitées et menacées par la destruction des habitats.

Certaines d’entre elles, dont les effectifs ont fortement diminué, pourront faire l’objet de renforcement de population et d’autres mesures pour stopper leur déclin. Vu l’importance de ces espèces communes dans la stabilisation et la résilience des écosystèmes, il est, par ailleurs, primordial d’améliorer leur connaissance. Pour cela l’on doit compléter et actualiser l’inventaire des espèces animales et végétales terrestres et aquatiques réalisé dans le cadre de la Monographie nationale sur la diversité biologique en vue de disposer, pour chaque groupe taxonomique, des indicateurs pertinents de leur évolution. Il faut également développer les connaissances sur les espèces exploitées, leur suivi ainsi que les techniques de prélèvement des individus et intensifier les études de dénombrement et de suivi des grands mammifères et des animaux en péril.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
12. Preventing extinctions
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Loi n°98 – 755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’eau ;
  2. Loi n°94-442 du 16 août 1994 modifiant et complétant la Loi n°65-255 du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et l’exercice de la chasse ;
  3. Plan d’Investissement Forestier 2016 ;
  4. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  5. La Stratégie Nationale REDD+ Côte d’Ivoire 2017 ;
  6. Stratégie Nationale de Lutte contre le Changement Climatique (2015-2020) ;
  7. Stratégie et Plan d’Action pour la Diversité Biologique Nationale (2016 – 2020) ;
  8. Stratégie Nationale de Gestion des Ressources Naturelles (2016-2020).
EN

Objectif 7: D’ici à 2020, l’état de la diversité génétique est connu et des mesures de conservation durable sont prises

Il n’y a pas d’évolution sans diversité génétique. Au fil des générations, une population arrive à s’adapter à de nouvelles conditions par le processus évolutif de la sélection. Les populations y parviendront d’autant qu’elles disposent d’une grande diversité génétique. La conservation et la promotion de populations de plantes et d’animaux génétiquement diversifiées constituent donc une assurance-vie pour toute la forêt. Malheureusement, en Côte d’Ivoire, des données scientifiques concernant cette facette de la diversité biologique sont moins développées au niveau des espèces naturelles (locales) animales comme végétales. Or la protection efficace et l’utilisation rationnelle de ce matériel génétique ne sont possibles que si sa qualité particulière est reconnue.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
19. Biodiversity knowledge
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  2. Stratégie et Plan d’Actions pour la Diversité Biologique Nationale (2016 – 2020) ;
  3.  Stratégie Nationale de Gestion des Ressources Naturelles (2016-2020).
EN

Objectif 8: En 2020, 100% des écosystèmes et habitats sont représentés au sein du réseau d’aires protégées viables

Représenter l’ensemble des écosystèmes et habitats du pays au sein du réseau d’aires protégées est un engagement du plan stratégique de la convention et cela converge avec les priorités nationales, comme le confirment plusieurs initiatives. En la matière, le potentiel est important, avec notamment le besoin critique de constituer le réseau d’aires marines protégées et l’opportunité d’inclure les aires sacrées, habituellement bien préservées par les populations locales, au sein du réseau d’aires protégées.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
11. Protected areas
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Loi n°2014 – 427 du 14 juillet 2014 portant code forestier ;
  2.  Loi 2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et réserves naturelles ;
  3. Loi n°96-766 du 3 octobre 1996 portant code de l'environnement ;
  4. Loi 98 755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’eau ;
  5. Décret n°2012-163 du 9 février 2012 déterminant les procédures déclassement des parcs nationaux et réserves naturelles ;
  6. Code Foncier Rural
  7. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  8. Stratégie et Plan d’Action pour la Diversité Biologique Nationale 2016 – 2020 ;
  9. La Stratégie Nationale REDD+ 2017.
EN

Objectif 9: D’ici à 2020, 100% des aires protégées sont gérées de façon efficace

Le réseau de parcs et réserves analogues est un pilier de la politique nationale pour la diversité biologique. Toutefois, pour atteindre les objectifs de conservation in situ des habitats et des espèces, il importe de renforcer la gestion de ces aires. Outre l’appui aux institutions et aux hommes qui les animent, il est essentiel de conduire des mesures connexes susceptibles d’infléchir notablement la pression sur les aires protégées notamment la gestion participative avec l’implication des populations riveraines.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
11. Protected areas
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Loi n°96-766 du 3 octobre 1996 portant code de l'environnement ;
  2. Loi n°98 755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’eau
  3. Loi n°2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et réserves naturelles ;
  4. Loi n°96-766 du 3 octobre 1996 portant Code de l'environnement ;
  5. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  6. Plan d’Investissement forestier 2016
  7. Stratégie et Plan d’Action pour la Diversité Biologique Nationale 2016 – 2020 ;
  8. Stratégie Nationale REDD+ Côte d’Ivoire 2017
EN

Objectif 10: D’ici à 2020, l’activité agricole est économiquement viable, socialement acceptable et respectueuse de la diversité biologique

L’agriculture demeure la base de l’économie nationale[1] même si sa contribution au PIB a baissé, passant de 24,5% en 2010 à 21% en 2015 et constitue la source de revenus de 2/3 des ménages. Elle constitue 40% des exportations. Le secteur demeure prioritaire dans les stratégies de développement. Son potentiel moyen de croissance de 12% en 2014 n’a pas échappé au gouvernement qui a mis en place le PNIA 2. De telles perspectives de croissance commandent de prendre en compte les relations entre la diversité biologique et l’agriculture dans la mesure où il est reconnu aujourd’hui que « la diversité biologique est la base de l’agriculture : son maintien est indispensable à la production de denrées alimentaires et d’autres produits agricoles et aux avantages qu’ils procurent à l’humanité, y compris les moyens de subsistance, la sécurité alimentaires et la nutrition »[2]. Le programme 3 « gestion durable des ressources environnementales et résilience climatique du PNIA 2 a pour objectifs (i) le renforcement des dispositifs légaux pour la protection de l’environnement, (ii) l’accélération de la restauration de la couverture forestière et la protection de la biodiversité faunique, (iii) la promotion de la valorisation durable de l’environnement aquatique et (iv) le renforcement de la résilience de la production agricole aux changements climatiques. Ainsi, la diversité biologique fournit et maintient les services des écosystèmes indispensables à l’agriculture. Pour autant, l’agriculture constitue un des principaux « moteurs » de la perte de la diversité biologique. Dès lors, il convient de prendre des mesures pour faire des agriculteurs et producteurs agricoles des « gardiens » de la diversité biologique afin d’assurer le maintien des services écosystémiques indispensables à leurs activités et leur bien-être.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
7. Areas under sustainable management
 
14. Essential ecosystem services
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

10.5.2. Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

10.5.3. Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Plan National d’Investissement Agricole ;
  2. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  3. Stratégie et Plan d’Actions pour la Diversité Biologique Nationale 2016 – 2020 ;
  4. Code Foncier Rural
EN

Objectif 11: D’ici à 2020, l’exploitation des forêts est compatible avec les objectifs nationaux de sauvegarde de la diversité biologique

Le couvert forestier est constitué de domaine forestier rural et du domaine permanent de l’Etat composé principalement de forêts classées, de parcs nationaux et de réserves.

En 1960, la forêt ivoirienne s’étendait sur 46 % du territoire (12 millions d’hectares), avec un taux de boisement de 37,6 %. Au cours des années subséquentes, l’exploitation forestière à des fins de production de bois d’œuvre, la coupe intensive pour le bois de chauffe, la fabrication de charbon de bois et le défrichement pour la mise en culture des terres ont eu pour conséquence de causer la disparition de 3/4 de la couverture forestière du pays. Les forêts classées autrefois dans un état satisfaisant de conservation sont dans un état de dégradation avancée.

Une exploitation désordonnée et non durable de la ressource, accompagnée par une sous-estimation des effets à long terme de la dégradation de la ressource, affecte négativement le couvert forestier.

Les dommages irréversibles sur les écosystèmes et les espèces qu’ils abritent sont également issus des différentes utilisations des ressources forestières : exploitation du bois d’œuvre, bois de chauffe et charbon, produits de la pharmacopée traditionnelle, viande de gibier. De plus, plusieurs plantes possèdent une valeur commerciale. Leur exploitation est incontrôlée. Il s’avère nécessaire d’adopter des mesures pour contenir l’impact de l’exploitation forestière sur la diversité biologique d’une part et d’autre part de préserver la diversité génétique des forêts afin d’améliorer leur résilience.

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
5. Loss of habitats
 
14. Essential ecosystem services
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Participation des parties prenantes

Confère la partie "Fichiers et informations pertinentes" relative au processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux de l'Objectif 1

Stratégies et plans dans lesquels l’objectif est inclus

  1. Plan National d’Investissement Agricole ;
  2. Plan National de Développement (2016-2020) ;
  3. Stratégie et Plan d’Action pour la Diversité Biologique Nationale 2016 – 2020 ;
  4. Code Foncier Rural
  5. Plan d’Investissement Forestier 2016
EN

Objectif 12: D’ici à 2020, les ressources halieutiques sont exploitées en tenant compte du renouvellement des stocks

L’exploitation des ressources halieutiques s’organise essentiellement au niveau de la pêche industrielle et artisanale. Les pêcheries sont localisées en milieux marins, lagunaires et au niveau des eaux intérieures.

De nombreux acteurs, avec des technologies, des finalités et des cibles différentes (poissons et crustacées essentiellement), exploitent les ressources halieutiques. La contribution de la pêcherie à la formation du PIB était de 0,9% en 2005. Celle-ci, à la suite de la crise militaro-politique, a fortement chuté pour atteindre 0,2% en 2013 (Banque Mondiale, FMI, 2013).

La production de la pêche artisanale a augmenté de 2013 à 2017 passant de 48 000 tonnes à 70 000 tonnes. De plus l’on relève depuis l’année 2013, une hausse des débarquements de la flottille industrielle, passant de 14 000 tonnes en 2013 à 21 000 tonnes en 2017. La pêche continentale et lagunaire a aussi augmenté passant de 7500 tonnes en 2013 à 35 000 tonnes en 2017. Enfin, l’aquaculture est démeuré plus ou moins stable de 2013 à 2017 entre 4500 tonnes et 5000 tonnes (DAP, 2018). La pêche fait vivre environ 400 000 personnes et contribue à l’augmentation du revenu des ménages à hauteur de 0,8% (PNIA 2, 2017).

Toutefois, il est reconnu aujourd’hui que relever le défi d’assurer la pérennité des productions halieutiques, qu’elles soient artisanales ou industrielles, impose de prendre également en compte l’état des écosystèmes, ainsi que le maintien de certaines fonctions écologiques et biologiques indispensables à la reproduction et au développement des ressources halieutiques. D’où la nécessité de mettre en œuvre la nouvelle loi sur la pêche et l’aquaculture (2016).

EN
Level of application
National / Federal
Relevance of National Targets to Aichi Targets
1. Awareness of biodiversity values
Relevant documents and information

Processus d’élaboration et d’adoption des objectifs nationaux

Confè